samedi 25 novembre 2017

Déjà la 20 ème édition du Tour de l’Aisne Classic

Une petite visite s’imposait pour cette vingtième édition du Tour de l’Aisne Classic. Le plus ancien rallye de ce type en Picardie. Evidemment sur ce blog l’angle était tout trouvé puisque la Peugeot 104 ZS de Guy Lenglaert associé cette fois à Maxime Nantois était au départ.

Force est de constater que la petite sochalienne faisait presque tache parmi les 5 Alpine, les 20 Porsche mais aussi les Audi Quattro, Chevrolet Corvette, Alfa Roméo, Lancia, etc. Pourtant le verdict final fait, de la Peugeot 104  ZS et de son équipage, une sacrée épine dans les roues de ces fameuses reines du bitume en rallyes de navigation/régularité.

Cette édition du Tour de l’Aisne Classic se déroulait sur 2 jours dans le soissonais avec une étape de nuit et 63 voitures au départ. En cet automne avancé les petites routes étaient piégeuses pour les équipages venus de Belgique et de France. Parmi ceux-ci figuraient les grands spécialistes de la discipline qui affectionnent particulièrement la régularité et en l’occurrence ils pouvaient être comblés avec les 16 ZR au programme, le tout parfaitement structuré autour d’un classement en temps réel consultable par ceux qui avaient une connexion internet sur leur smartphone. 

Le sourire du jeune et expérimenté Maxime Nantois, copilote de Guy Lenglaert en dit long sur les performances de cet équipage face à la concurrence.

L'étape de nuit et une grande partie de celle qui la précédait ont été assez dantesques de part les conditions de navigation en cet automne.




S'il fallait tirer un coup de chapeau à un équipage, sans aucun doute ce serait pour Patrick Rojewski / Raphaël Denis sur leur Triumph TR3A de 1959.




La nuit et dans ces conditions climatiques il en fallait du courage pour participer à ce rallye avec vêtements adéquats et tous les stratagèmes possibles pour que les feuilles du road-book ne s'envolent pas sous l'éclairage de la lampe frontale. 

La nuit Jean-Philippe Wante à l'arrière de sa Chevrolet Corvette nous démontre ici ce que c'est que d'avoir une voiture "économique" en carburant.




Juste avant le départ de l'étape de nuit, séance nettoyage du pare-brise de sa Porsche pour Christophe Berteloot qui veut y voir clair. Cela lui permettra d'aller vite et même trop vite ce qui lui causera quelques petites mésaventures.


Les grand vainqueurs de cette 20 ème édition du Tour de l'Aisne Classic sont les belges Jean-Jacques Martens / Aswin Pyck sur leur Volvo PV 444 très optimisée et qui en a étonné plus d'un.


Une malencontreuse plaque signalant "Soissons" a anéanti tous les espoirs de conforter leur 2 ème place au général pour les membres de l'ARAR, Guy Lenglaert / Maxime Nantois sur la véloce Peugeot 104 ZS qui terminera à la 10 ème place au général sans oublier qu'elle a engrangée au passage 3 victoires sur les ZR 9 - 12 - 14 et 2 deuxièmes places sur les ZR 2 - 10. 
Dernière sortie 2017 pour la Peugeot 104 ZS : La Randonnée Cartographique Automobile organisée à Sangatte - Blériot-Plage, dans le cadre du Téléthon 2017, le samedi 2 décembre prochain.

vendredi 24 novembre 2017

La Rando 2018 est déjà plus qu'une ébauche

Le rythme de croisière est aujourd'hui établi pour la Rando Auto Rétro de la Haute-Somme. L'édition 2018 est déjà bien avancée dans sa construction et son organisation.

En avant-première voici l'affiche de l'épreuve et les nouveautés prévues pour le dernier samedi du mois d'août 2018.

Pour la deuxième année le road-book complètement informatisé sera bien entendu de nouveau de rigueur, il vous emmènera cette fois plus à l'Est du département de la Somme dans un secteur encore vierge pour les tracés de la Rando. Il s'agira de Roisel. D'autre part, un petit concours d'élégance sera organisé pour les tenues pilotes et copilotes en rapport à l'année de leur voiture, ceci afin de donner un peu de fun aux concurrents qui ne viennent pas pour gagner le scratch mais simplement pour se faire plaisir.

En attendant plus de précisions voici dès à présent les premières informations :

- 2 catégories amateurs (130 km) et confirmés (180 km)
- Accueil salle des fêtes de Hem-Monacu avec petit déjeuner de 8h à 9h
- Briefing 9h
- Départ voiture N°1 à 9h30
- Arrivée 1ère étape 12h à Roisel - repas salle des fêtes
- Départ 2ème étape 14h mairie de Roisel
- Arrivée 2ème étape 16h à Péronne parc de regroupement avec collation.
- Départ 3ème étape 16h30 Intermarché Péronne
- Arrivée finale 18h30 Mairie de Hem-Monacu
- Repas buffet dinatoire et remise des prix à partir de 20H15

Dans les semaines qui viennent d'autres informations seront disponibles sur ce blog.

mercredi 8 novembre 2017

L’esprit, la lettre, les instruments et le GPS



Une épreuve de cartographie et de navigation, un road book, une route étroite sans trafic inverse qui donne envie d’appuyer un tant soit peu sur le champignon histoire d’avoir quelques sensations au volant de sa voiture de plus de trente ans avant d’atteindre la distance du partiel et d’aviser, il n’en faut pas plus pour savourer cet exercice de navigation.

Seulement sur cette route, juste devant le capot de votre voiture, celle d’un équipage qui lambine, qui pratique le bouchon sans s’en apercevoir, commence à vous gâcher le plaisir rencontré dans ce type de compétition. Oui, car il s’agit bien d’une compétition puisqu’un classement est établi au terme de celle-ci. Qu’à cela ne tienne, en respect de la bienséance qui caractérise les participants, on attend avec patience derrière - nous ne sommes pas dans une ZR - un coup d’oeil rapide dans le rétroviseur nous montre que d’autres concurrents viennent de nous rejoindre dans la « caravane », heureusement le trip nous indique bientôt la distance d’un changement de direction avec le secret espoir de doubler et de reprendre le rythme. Seulement voilà, le traceur malin, voire sarcastique, laisse trainer dans son road book quelques noms de rues à emprunter ou à délaisser et comme par hasard dans la campagne profonde les plaques de rues sont anciennes, parfois difficilement lisibles ou recouvertes de lierre et souvent situées du coté qui nécessite contorsions du pilote ou de son copilote quand ce n’est pas directement la sortie du véhicule pour les chercher. Une fois chaque case validée on se dit que l’on va encore subir le bouchon de la fameuse voiture. Que nenni ! Elle a disparu enchainant rapidement et sans barguigner les enfilades de rues dont les noms étaient à peine déchiffrables. Mais que s’est-il passé ? Une science infuse ? Une efficience subitement retrouvée ? Une aide venue d’ailleurs ?
Vous, les habitués de ce genre d’épreuves, vous qui avez sans aucun doute vécu au moins une fois ce genre de mésaventure vous l’avez bien compris, le GPS est encore passé par là.











Que les tableaux de bord se transforment en cockpit d’Airbus avec pléthore d’instruments (trip, cadenceur, chronos, etc) soit une réalité de plus en plus évidente, passe encore, mais faut-il pour autant que l’équipage se compose désormais, comme dans les avions, d’un troisième personnage nommé pilote automatique ou plus prosaïquement GPS, telle est la question ?


Au-delà de l’interdiction formelle sur le papier, faudra-t-il en venir à des contrôles inopinés sur le terrain et à sanctionner sévèrement ce genre de dévoiement ? Faudra-t-il exiger sur les véhicules récents de masquer le GPS le temps de l'épreuve ? Faudra-t-il faire les poches des équipages à la recherche du smartphone et de l'application GPS qui va bien ? ou bien de trahir en permanence la lettre et l’esprit même de ces compétitions de navigation dans lequelles certaines pratiques deviennent de plus en plus déloyales ?


Vaste sujet à méditer !